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Archive pour le mot-clef ‘université d’été’

 

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Université d’été de la Bande Dessinée d’Angoulême, 6, 7 et 8 juillet 2011.
Je montre mes strips de Jules Verne aux éditeurs présents (enfin à 2 d’entre eux. Les autres ça a été au dessus de mes forces) !
Exercice éprouvant, mais en fait plutôt constructif…

– J’ai HORREUR de ça ! La dernière fois que j’ai montré mes planches c’était en 1997 (aux 3e rencontres montpellieraires de la Bande Dessinée : il y avait un type de Delcourt qui m’avait cassé le moral – ce qui n’a pas été le cas cette fois-ci)…

Louis Antoine Dujardin (éditions Dupuis) : C’est bien mais ce n’est pas pour les éditions Dupuis.
Thierry Joor, directeur littéraire Delcourt : C’est pas mal graphiquement mais le découpage en strips manque de fantaisie.

Bon, le Père Noël n’était pas là, ils ne m’ont rien proposé, hein !

- 11-07-2011 - 3 commentaires - voir, partager - sommaire

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Université d été de la Bande Dessinée d Angoulême

Typo E. Robial

Elle se tenait (cette université) du 6 au 8 juillet à Angoulême, donc.
Je n’ai commencé à dessiner que le 7 au soir,
il m’a fallu un peu de temps pour rentrer dans l’ambiance.

C’est toutefois dommage, car il y avait des choses très intéressantes les premiers jours,
notamment une intervention très inspirée de François Boucq sur le dessin, la méditation, le processus de création.

L’intervention de Boucq était d’autant plus rafraîchissante qu’elle prenait place après de longues considérations
fiscalo-administratives sur les Agessa, la Maison des Artistes, et c’était un peu abscons.

On a eu aussi un très touchant hommage à Paul Gillon par Denis Lapière, scénariste belge.
Ces deux auteurs ayant collaboré pour « La dernière des salles obscures« .

1- Eric Leguay - Jean-Philippe Martin

2- Eric Leguay - Jean-Philippe Martin

Un des intérêts de ces rencontres, c’est qu’on y mange souvent très bien.
Et puis pendant les repas on rencontre des gens.

C’est important parce qu’Antoine Dujardin des éditions Dupuis nous a informé lors de sa communication,
que 99% des projets qu’il reçoit lui sont apportés par des connaissances professionnelles

D’où l’importance du relationnel.

Il arrive même de faire de vraies rencontres, avec des gens sympathiques.
C’est le cas d’Eric Leguay, qui a proposé une conférence fort intéressante sur la BD, l’animation et le numérique.


Le lendemain matin, neuf heure quinze,
on avait de petits éditeurs qui venaient parler de leurs maisons.

Il y avait là Soline Scutella des éditions Scutella, Loïc Nehou d’ego comme x, et un représentant du collectif Polystyrène,
dont je n’ai pas noté le nom, et il n’est pas non plus sur le programme. Polystyrène est un collectif de très jeunes auteurs Angoumois,
qui fait des livres quasi artistiques, avec des trous dedans, des trucs comme ça, parce que si c’est juste pour tourner des pages,
on peut le faire sur internet pas la peine d’imprimer des bouquins, la texture du papier, l’odeur de l’encre,
la sensualité du réel ils s’en fichent bien les jeunes.

Loïc Nehou et moi, nous sommes rencontrés à table encore, on a parlé révolution.
Loïc, si tu tombes sur ces lignes, j’en profite pour te conseiller le site Internet de Défense d’Afficher, collectif artiviste Midi-Pyrénéen.

Soline Scutella est une jeune femme extrêmement dynamique qui se bat ardemment pour sa maison d’édition.
Elle fabrique des livres d’auteurs en payant les auteurs, et moins l’éditeur, ce qui mérite d’être signalé.
Comme tous, elle est en butte aux affreux banquiers capitalistes, mais elle doit en plus supporter leur machisme.

3- public : Soline Scutella

4- Soline Scutella (Scutella Editions) ; Loïc Néhou (Ego comme X) ; Polystyrène

5- Loïc Néhou (Ego comme X) ; Pierre-Laurent Daurès (Ecole européenne supérieure de l’image)

Pierre-Laurent Daurès de l’Ecole européenne supérieure de l’image animait la table ronde.


6- Antoine Ozanam et Thomas Cadène, auteurs

Une rencontre très sympathique également, celle avec Antoine Ozanam,
jeune scénariste talentueux et fort sympathique.

J’ai lu le premier tome des âmes sêches, belle histoire avec une vraie ambiance, à la Poe ou Lovecraft.

On le voit ici aux côtés de Thomas Cadène, beaucoup moins loquace, connu pour avoir créé Les autres gens, feuilleton « en ligne »
et collectif, dont l’aspect le plus novateur n’est pas qu’il soit « payant en ligne » (c’est une originalité, sans plus),
mais que le dessinateur change d’un épisode à l’autre. Ça donne un côté Buñuelien (comme dans « Cet obscur objet du désir« ,
où le rôle principal était interprété par deux actrices différentes).


Le merveilleux monde de l’administration nous a rattrapé
pour la table ronde consacrée à l’aide à l’édition au Centre National du Livre.

Cet organisme assume la lourde tâche de donner de l’argent aux acteurs culturels qui, portant des projets éditoriaux, en manquent (d’argent).

Le problème c’est que pour obtenir cette modeste manne, il faut s’adapter au calendrier du CNL,
et rentrer dans ses cases (un comble pour un auteur de BD).

En général les porteurs de projets sont morts avant d’avoir pu réunir ces conditions.

Il y avait aussi le pôle Magélis qui apporte une aide plus concrète aux auteurs et éditeurs sur Angoulême.

8- Vendredi 8 juillet : l aide à l édition9- Frédéric Cros, Magelis ; Emmanuelle Lavoix, CNL

10- Florabelle Rouyer (CNL), Jean-Romain Micol (Magelis)


11- Didier Pasamonik (ActuaBD)

Didier Pasamonik a créé le site Actua BD.

Il ressemble un peu à Tintin. Comme lui, c’est un reporter Belge avec une houppette.
Mais il s’habille en costume cravate, sans pantalons de golf.


12- Arnaud Bauer (Manolosanctis) ; Thierry Groensteen (Editions de l an 2) ; Greg Neyret (Bamboo)

La dernière rencontre était hilarante
par la simple différence entre les participants.

Thierry Groensteen a monté la maison des éditions de l’an 2.
Il a édité beaucoup de très beaux livres, exigeants, étranges et pénétrants,
mais pour ces raisons mêmes, il en a peu vendus. Actes Sud l’a racheté.

Arnaud Bauer est un commercial qui s’occupe des éditions Manolosanctis, communauté d’auteurs en herbe et en ligne.
Ils ont des projets, très ambitieux, de distribution de livres fabriqués à la volée par les auteurs eux-même
(c’est-à-dire que l’auteur choisit les différents paramètres de l’ouvrage parmi ceux proposés sur le site internet,
lance la fabrication, et qu’il est proposé aux libraires par le biais d’un réseau de distribution –
autant dire que ces bouquins n’ont aucune chance de se retrouver en librairie,
mais si le gars a envie de se faire plaisir pourquoi pas). Certains s’en sont étranglés d’indignation.

Quand à Greg Neyret, des éditions Bamboo, il a expliqué la démarche de son employeur : refaire des livres à gros nez
comme dans son enfance, sur des cibles captives, les gendarmes, les pompiers, les sportifs, les profs, etc.,
qui s’empressent de les acquérir.


Il y aurait beaucoup encore à dire,

sur la présenation de Benoit Berthou concernant la relation auteur/éditeur en France et en Amérique, qui a fait grincer des dents,
le plaidoyer de Jean-Luc Loyer sur le statut d’auteur, la sympathique équipe de Bédéo,
la prestation remarquée de Wandrille/Warum et son récit de la publication du livre de la blogueuse Laurel,
notre rencontre avec Benjamin Daussy des éditions Laberlue, de Gérard Gorridge auteur des « Fantômes de Hanoï« , d’Annabelle Fati et Juliette Vallery, des Editions Milan, de sociologues et d’universitaires comme Jean-Matthieu Méon

En conclusion, une expérience riche et passionnante : à refaire !

Typo E. Robial Elle se tenait (cette université) du 6 au 8 juillet à Angoulême, donc. Je n’ai commencé à dessiner que le 7 au soir, il m’a fallu un peu de temps pour rentrer dans l’ambiance. C’est toutefois dommage, car il y avait des choses très intéressantes les premiers jours, notamment une intervention très […]

1 - 13-07-2011 - commenter - voir, partager - sommaire

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