04 Trente Neufvingt-quatre heures chrono

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Les 24 heures de la BD c’est un truc de fou !

Si tu n’as pas la chance d’être en résidence à la Maison des Auteurs, tu es derrière ton ordinateur le vingt-quatre janvier.

A quinze heures pile, un peu plus tard en fonction de la prise de café des organisateurs, la contrainte oubapienne te tombe dessus…

Oubapienne de l’Oubapo, l’ouvroir de la BD potentielle, comme l’Oulipo de Perec est l’ouvroir de la littérature potentielle. Wikipedia est ton ami.

Muni de cette contrainte tu as vingt-quatre heures pour réaliser vingt-quatre planches de BD que tu mets en ligne au fur et à mesure, plus exactement vingt-deux planches, la couverture et la quatrième.

La nuit, seul dans l’obscurité, tu grattes de ton crayon ou de ton stylet ta feuille ou ta palette, l’aiguille de l’horloge comme une épée de Damoclès…

Vers cinq heures du matin, ton poignet de fait souffrir, ta tête pleine de plomb en fusion, tu vois le moment où tes yeux tuméfiés tomberont sur la table ou la tablette.

Enfin, à quinze heures, tes vingt-quatre planches sont en ligne aux côtés de celels de tes pairs.

Il n’y a rien à gagner. Là réside la noblesse de l’institution. Tu le fais par amour de l’art. Ni vainqueur ni vaincu.

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